Routes, énergie, ports, réseaux numériques : les besoins d’infrastructures de l’Afrique centrale se chiffrent en dizaines de milliards de dollars chaque année. Réunis autour de cette question, décideurs publics, banques de développement et investisseurs ont débattu des conditions qui permettent aux projets de passer de l’annonce à la réalisation.
Intervenant en plénière, Yves Mafongo Makanda a rappelé qu’un projet bien financé est d’abord un projet bien préparé. « Les capitaux existent. Ce qui manque trop souvent, ce sont des projets structurés, des règles stables et des institutions capables de les porter dans la durée », a-t-il souligné.
Trois conditions pour mobiliser le capital privé
Il a détaillé trois leviers : la préparation technique et financière des projets en amont, la clarté du partage des risques entre l’État et ses partenaires, et la transparence des procédures de passation. Sans ces trois piliers, a-t-il insisté, les financements mixtes se transforment en passifs pour les finances publiques.
« Le partenariat public-privé n’est pas une manière de faire payer quelqu’un d’autre : c’est une manière de mieux partager le risque et la valeur. »
Les échanges ont également porté sur le rôle des banques nationales de développement et sur l’intérêt de corridors régionaux, qui permettent de mutualiser les investissements entre plusieurs pays.
Les actes du forum seront publiés dans les prochaines semaines. Une synthèse de l’intervention est disponible sur demande auprès du secrétariat.


