Lorsqu’ils hésitent à s’engager dans un pays, les investisseurs ne regardent pas d’abord le niveau des impôts ni l’ampleur des avantages accordés. Ils regardent la stabilité des règles, la qualité des institutions et la capacité de l’État à tenir ses engagements.
C’est la thèse que défend Yves Mafongo Makanda dans une tribune publiée cet été. Pour lui, la réforme institutionnelle n’est pas un préalable abstrait au développement économique : c’est une politique économique à part entière.
La prévisibilité avant les incitations
Les exonérations fiscales, rappelle-t-il, ont un coût budgétaire élevé et un effet souvent limité sur les décisions d’investissement. À l’inverse, un cadre juridique stable, des procédures transparentes et une justice commerciale efficace réduisent le risque perçu et donc le coût du capital.
« Un investisseur accepte un impôt élevé s’il est prévisible. Il refuse une règle qui change sans prévenir. »
La tribune se conclut par trois recommandations : rationaliser les régimes dérogatoires, publier un calendrier pluriannuel des réformes fiscales et renforcer l’indépendance des instances de régulation.



