Pourquoi la réforme des finances publiques avance-t-elle si lentement, et que faut-il prioriser ? Interrogé sur ces questions, Yves Mafongo Makanda a défendu une approche pragmatique, centrée sur quelques chantiers à fort effet.
Commencer par la chaîne de la dépense
Selon lui, la priorité est de sécuriser la chaîne de la dépense : de l’engagement au paiement, chaque étape doit être traçable. « Un budget crédible, c’est d’abord un budget exécuté comme il a été voté », explique-t-il.
Il plaide également pour une publication régulière et lisible des données budgétaires, afin que le Parlement, la société civile et les citoyens puissent suivre l’utilisation des ressources publiques.
« La redevabilité n’est pas une contrainte imposée de l’extérieur : c’est la condition de la confiance, et donc de l’investissement. »
Former et outiller les administrations
L’entretien aborde enfin la question des compétences. Les réformes les mieux conçues échouent lorsque les équipes chargées de les appliquer ne sont ni formées ni équipées. D’où l’importance, selon lui, d’investir durablement dans les cadres de l’administration financière.



